2ème dimanche du Temps ordinaire C

Les noces de Cana
Les noces de Jésus avec l’humanité (Jn 2, 1-11)

Nous étions dimanche dernier au baptême de Jésus. Cela s’est passé avant qu’il ne débute son apostolat ou son ministère public. Aujourd’hui, nous le voyons à Cana, en Galilée, accompagné de sa mère et de ses disciples, débuter son apostolat. Il va y accomplir son premier miracle (signe) : changer l’eau en vin. Ce premier en miracle est très significatif pour lui et pour nous.

Le récit des noces de Cana est plus un récit théologique qui veut nous donner un enseignement. Il est moins à prendre comme un reportage historique. Plein de symbolisme, ce récit est celui des noces de la Nouvelle Alliance : les noces Jésus avec l’humanité. Le thème du festin messianique avec du vin ainsi que celui de l’Alliance entre Dieu et son peuple (cf. la 1ère lecture) sont fort utilisés dans l’Ancien Testament. Voyons quelques moments de la fête de Cana.

« Ils n’ont plus de vin ». C’et bientôt fini, la fête et la joie. Marie est touchée par ce qui est arrivé : le manque de vin. Avec un regard maternel, elle exprime de la compassion envers tous ceux qui sont à la fête. Aussi elle affirme sa foi envers son Fils : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». En le disant, elle se révèle comme la première des disciples de son Fils (cf. le chant : la première en chemin). Et elle invite à avoir la foi comme elle, à devenir disciple. À Cana, Marie fait le relais entre son Fils et tous ceux qui sont à la fête. Oui, dans le quotidien de nos vies, Marie est toujours prête à venir à notre secours ; elle intercède pour nous auprès de son Fils.

« Remplissez d’eau les cuves. Maintenant puisez et portez-en au maître du repas ». Les six cuves qui servaient pour les ablutions rituelles de juif sont vides. Jésus les fait remplir d’eau et désormais c’est du vin qu’on y puise. Du vin en abondance et de qualité supérieure. Le manque est comblé, la fête peut continuer. Procurer du vin pour les noces était de la charge du marié. Jésus l’a fait à Cana et il en a donné en abondance. Nous assistons ici aux noces du Messie, à la célébration de la Nouvelle Alliance. L’Ancien Testament, symbolisé par les six jarres vides cède la place à l’ère messianique. En effet, le chiffre 6 marque l’imperfection (7 moins 1). L’apostolat de Jésus débute par la célébration de ses noces avec les hommes : le premier signe.

Jésus se donne à l’humanité en abondance. Il comble, il redonne vie ; auprès de lui est la joie. Comme Marie et ses disciples qui ont cru en lui à Cana, en ce début du Temps ordinaire de l’année liturgique, Jésus est le Sauveur qui sollicite notre foi des disciples.

Philibert Kiabelo

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