6ème dimanche du Temps ordinaire / C

Le Bonheur (Luc 6, 17. 20-26)

L’homme de tous les temps aspire au bonheur. Il veut être heureux. Mais qu’est-ce que le bonheur ? Pouvons-nous retenir, comme on le dit habituellement, que le bonheur est dans la réussite professionnelle et familiale, dans la satisfaction de ses désirs, dans la prospérité, dans la bonne santé, dans le repos ? A cette question s’ajoute une autre : « Que faire pour être heureux ? »

Dans le contexte culturel pluriconfessionnel de nos jours, nombre de personnes n’hésitent pas à rechercher dans différentes religions ou différentes pensées philosophiques des voies ou des recettes pour parvenir au bonheur. La Bible aussi parle du bonheur. Parce le bonheur est une question existentielle, la parole de Dieu ne manque pas de s’y intéresser. En effet, tout ce qui préoccupe l’homme, tout ce qui lui pose question, Dieu ne manque pas de s’y pencher et de lui apporter son éclairage par sa Parole. C’est donc la question du bonheur que la parole de Dieu aborde dans la 1ère lecture et dans l’évangile.

Pour Dieu, déjà dans l’ancienne alliance, l’homme qui met sa confiance en lui, qui s’appuie sur lui en toute circonstance, s’ouvre aux autres et à lui est sur le chemin du bonheur. Le bonheur est donc un état de vie qu’engendre la relation de l’homme avec Dieu. Il est un don que l’on reçoit, il vient…L’homme heureux, selon les Écritures, vit sans crainte et sans inquiétude, car Dieu est avec lui (1ère lecture et Psaume). Jésus dans la nouvelle alliance confirmera la conception du bonheur que nous donne l’Ancien Testament, mais il va la compléter. Est heureux, selon Jésus, l’homme qui choisit Dieu et qui compte sur lui, qui ne se croit pas auto-suffisant, qui exprime sa faim d’être comblé par Dieu. C’est donc l’homme « pauvre ». La pauvreté évoquée ici est donc un état de vie qui ne se mesure pas en comptes bancaires ou en biens immobiliers. Le contraire du « pauvre » est l’homme qui s’appuie sur ses avoirs de toutes sortes et qui s’éloigne de Dieu. Cet homme est sur le chemin du malheur (manque de bonheur), il fait fausse route. Aussi Jésus ajoutera que le bonheur ne nous épargnera pas des souffrances. On peut être heureux même dans la souffrance, car on reste attaché à Dieu.

Jésus se présente à nous comme modèle d’un homme heureux. Il fut attaché à Dieu son père, il comptait sur lui ; d’où ses fréquents moments de prières ; il a connu la souffrance, mais il a gardé sa paix. « Que ma joie soit en vous », « Je vous laisse ma paix » sont des phrases inoubliables que ses disciples ont gardées de lui. Son souhait est que nous soyons heureux, comme il le fut.

Philibert Kiabelo

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