25e dimanche C – (Lc 15,1-32)

Quelle relation avec les biens matériels (l’argent) ?

La parole de Dieu de ce week-end interpelle notre relation avec les biens matériels. Elle les restitue à leur place voulue par Dieu. Les biens matériels, nous en avons besoin pour vivre. L’argent, nous en avons tous besoin pour mener une vie décente. La richesse en soi n’est pas mauvaise. Mais la parole de Dieu veut nous rappeler que n’avons pas à devenir des « serviteurs » de l’argent ou des biens matériels. Ceux-ci sont au service de l’homme et non l’homme au service de biens matériels, particulièrement de l’argent.

La recherche effrénée de gagner davantage de l’argent peut conduire à l’altération de nos relations avec Dieu et avec nos frères et sœurs humains. La première lecture illustre cette attitude, lorsqu’elle évoque les paroles de ceux qui disent : « nous pourrons acheter le faible pour peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales » Le frère humain, quoi que pauvre, devient un objet à acheter. Sa dignité et sa valeur humaine lui sont ôtées. N’est-ce pas ce que nous rencontrons encore dans notre monde d’aujourd’hui lorsque les sociétés multinationales ou d’autres mettent en avant les intérêts financiers par rapport aux vies humaines ? Alors que Jésus s’est fait ami des pauvres, les hommes ont parfois tendance à les appauvrir davantage.

Les biens matériels ne doivent pas nous éloigner de l’amour de Dieu, ni de l’amour des hommes. Pour Jésus, ils doivent même nous rapprocher d’eux. A l’exemple, du gérant très habile, nous devrons nous faire, avec nos avoirs, des amis pour le Royaume de Dieu. Et c’est en nous intéressant entre autres aux plus démunis.

Oui, Jésus nous prévient du piège qu’apporte l’argent. En effet, que des familles sont divisées ou des relations brisées ou altérées à cause des biens. L’argent est à notre service et ne doit jamais devenir un « Absolu », autrement dit : un maître ou prendre la place de Dieu. D’où son affirmation : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ». Et saint Paul, dans la deuxième lecture, rappelle à son fils bien aimé Timothée qu’il n’y a qu’un seul Dieu qui peut nous donner la vie. Il lui recommande également la prière pour ceux qui organisent la vie en société.

Philibert Kiabelo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :