Joyeuse fête de Pâques à tous !

Chers Paroissiens, Chères Paroissiennes,

Ce temps de confinement nous a forcé à vivre la Semaine Sainte différemment. Nous remercions à nouveau les trois prêtres de notre Unité Pastorale: François, Emile et Philibert de nous avoir permis de vivre les offices en communion avec eux. Nous remercions également Anne, Catherine, Jacques et Pascale pour leur aide précieuse.

La période que nous vivons actuellement entraine angoisses et doutes. La fête de Pâques nous invite à l’espérance et à garder la Foi en un Dieu d’Amour.  En ce jour de Pâques, nous vous proposons ci-dessous une homélie pleine d’espoir du Père Marcel. Nous le remercions très chaleureusement pour ce partage.

Nous vous informons également que les Evêques de Belgique ont demandé de faire sonner les cloches de toutes nos églises ce dimanche de Pâques à midi.

Nous vous souhaitons à toutes et tous une très joyeuse fête de Pâques.

Unité Pastorale de Dion


Homélie de Pâques 2020

Frères et sœurs en Jésus Christ. Pour nous chrétiens, le message de Pâques se résume en ces mots : »Soyez dans la joie, le Christ est ressuscité ! » Et par conséquent, vient de nous dire St-Paul, nous le serons aussi (Ro 6,4).C’est le dessein de Dieu – non seulement pour nous chrétiens – mais pour tout homme. Nous sommes tous en route vers le Royaume de Dieu qui est déjà là, et pas encore là.

Hier, c’était le Vendredi Saint et nous célébrions la mort de Jésus sur la croix. Mais des victimes innocentes, combien y en a-t-il depuis qu’il y a des hommes? Et aujourd’hui encore, aux quatre coins du monde, combien d’hommes, de femmes et d’enfants sont en train de souffrir ou de mourir, victimes innocentes de la cruauté ou de la bêtise des hommes ou de l ‘agressivité d’un virus. Alors, pourquoi, seule la mort de Jésus  est-elle célébrée ? Pourquoi, nous, chrétiens, considérons nous cette mort du Christ comme un événement unique pour toute l’humanité ?

C’est que des femmes, vient de nous dire l’évangile d’aujourd’hui, puis quelques hommes, un jour de Pâques, ont expérimenté et affirmé que ce Jésus, mort le Vendredi Saint, est ressuscité, lui, le premier-né d’entre les morts. S’il est le premier-né dans le Royaume de Dieu, c’est que nous aussi, nous naîtrons à une vie nouvelle. Annonce impensable et unique. Et cet événement unique de Pâques répond à la question fondamentale que tous les hommes de tous les temps se posent : notre vie a-t-elle un sens ?

Si nous le croyons, ou si nous apprenons à croire, c’est parce que nous mettons notre confiance et notre espérance, non seulement en ces premiers témoins oculaires, mais aussi et surtout, à la suite de Jésus, en un Dieu qui s’est révélé comme un Dieu d’amour qui nous crée à son image et qui nous a dit, à nous aussi, le jour de notre baptême : »Tu es mon enfant. Tu vivras éternellement ».

Si Dieu est l’éternel Amour, son amour pour moi – pour chacun de nous – ne peut être limité aux quelques dizaines d’années de mon existence terrestre. Je ne puis croire que Dieu nous aimerait simplement quelque temps, avant qu’un cancer, un accident ou la vieillesse ne nous arrache à cette vie terrestre. Si Dieu est Amour, son amour pour moi ne disparaît pas à mon dernier souffle puisqu’il nous a créé à son image.

Mais, reconnaissons-le, nous sommes un peu comme Marie-Madeleine qui n’avait pu achever les funérailles de Jésus vendredi passé Maintenant, de grand matin, toute triste, elle court au tombeau en pensant au pauvre corps de Jésus qu’elle va embaumer. Tout son cœur est tourné vers la mort. Et quand elle voit le tombeau vide, elle est angoissée de ne pouvoir trouver le cadavre de Jésus. La pensée ne l’effleure même pas que Jésus pourrait être vivant. Il lui faut du temps, comme il a fallu du temps aux Apôtres et aux disciples d’Emmaüs, pour croire à la résurrection.

C’est peut-être bien là aujourd’hui le grand mal-être de notre société occidentale qui vit comme si Dieu était mort. Ce qui compte dans un monde matérialiste, c’est ce que l’on voit, ce qui brille, alors que l’essentiel est invisible. Même  nous chrétiens, il nous faut du temps pour que nos yeux s’ouvrent et découvrent que Dieu reste avec nous, que Jésus est vivant. Il nous faut du temps pour comprendre que les évangiles n’évoquent pas seulement les faits du passé de la vie de Jésus. C’est bien lui-même, le Christ, qui nous parle à travers les Ecritures. C’est un Vivant que nous prions, pas un mort. C’est un Vivant que nous  voulons suivre. A nous de nous préparer, avec son aide, à notre résurrection. Et que devons nous faire pour nous y préparer ?

Au fond, c’est tout simple – il ne faut pas être grand théologien pour cela – mais c’est en même temps si difficile. C’est Jésus lui-même qui nous le dit sous forme de parabole, juste avant sa Passion : « J’avais faim, dit-il, et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire…Venez les bénis de mon Père entrez dans mon Royaume ».Donc, ce qui compte aux yeux de Dieu sur notre route, en réponse à l’amour de Dieu pour chacun de nous, c’est l’amour vrai ( qui couronne et inclue toutes les autres vertus) que nous aurons eu pour les autres, surtout les plus petits – l’amour vrai qui suppose toujours un petit renoncement à nous-mêmes. Il nous faut nous rappeler l’importance de ce qui nous paraît accessoire ou banal dans nos vies : aller à son travail, faire la cuisine, jour après jour se préoccuper de son ménage avec le sourire, toutes ces petites choses qui font notre vie, c’est tellement banal disons-nous en nous-mêmes.

Eh bien non, nous répond le Christ : ne croyez pas que c’est tellement banal, nous dit-il, en se servant de l’image du grain de blé. En sortant de l’hiver, nous comprenons peut-être mieux, en ce jour de Pâques, ces paroles de Jésus : »Si le grain de blé ne tombe en terre, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ».Aussi longtemps que le grain de blé reste au sec au grenier, il ne peut produire du fruit. Mais s’il meurt en terre, il produira un bel épi, une splendide fleur. C’est le principe de la vie dans la nature que Jésus applique à la vie dans le Royaume de Dieu. Devenir chrétien, devenir homme à l’image de Dieu, c’est comme suivre le chemin du grain en terre qui meurt pour commencer à fleurir au printemps.

Ainsi, tous nos gestes d’amour, malgré nos faiblesses, tous ces petits renoncements à notre moi-égoïste, sont de petites croix, de petits passages, de petites morts – de petits grains de blé tombés en terre – qui nous font renaître dès maintenant. Par ces gestes d’amour, nous nous préparons au grand passage où le Christ ressuscité nous attend pour donner à tout ce qui a été amour vrai dans notre vie, valeur d’éternité

C’est ainsi que tout homme pourra participer en toute liberté à l’accomplissement du dessein de Dieu grâce à la droiture de sa conscience.

Joyeuse fête de Pâques à tous !

Père Marcel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :