29ème dimanche du Temps ordinaire A (Mt 22, 15-21)

« À César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)

Cette parole de Jésus nous est devenue familière. Elle est souvent évoquée lorsque l’on veut souligner la séparation du pouvoir politique avec le pouvoir religieux. Cette affirmation insinue également que nous n’avons pas à confondre ce qu’il faut donner à l’homme et ce qui revient à Dieu.

Parlant du genre humain, le Concile Vatican II affirme : « Dieu qui veille paternellement sur tous, a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères. Tous en effet ont été créés à l’image de Dieu qui a fait habiter sur toute la terre tout le genre humain. » (GS 24). Et dans leurs différents lieux de vie, les hommes se sont toujours regroupés dans une vie communautaire : village, cité, ville, état…Aussi dans l’organisation de cette vie sociétale la présence de l’autorité politique s’est constamment avérée nécessaire afin d’orienter les efforts de tous pour les intérêts communs et d’être le gardien de la cohésion. L’existence

L’ Eglise qui reconnaît le rôle et la nécessité des responsables politiques, car cela répond à la volonté de Dieu, a toujours recommandé que l’on prie régulièrement pour eux. La première lecture nous fait voir comment Dieu passe par le pouvoir civil de Cyrus (roi païen) pour accomplir son projet en faveur de son peuple. Le Temple de Jérusalem va être reconstruit sur initiative de Cyrus.

Jésus nous prévient toutefois contre la tentation qui guette l’homme dans l’exercice de ses responsabilités : perdre l’humilité et ne plus se croire égal à ses frères humains (tous créés à l’image de Dieu). En exemple, la pièce de monnaie qui était présentée à Jésus portait le buste de l’empereur Tibère César couronné comme un dieu, avec cette inscription : « Tibère César, fils du divin Auguste, Auguste ». S’arroger des prérogatives ou « diviniser » un pouvoir humain est une tentation permanente de l’homme.

« À César ce qui lui revient, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Jésus nous rappelle que nous sommes appelés à respecter nos devoirs des citoyens, à nous conformer aux lois de notre société : payer les impôts, voter… Cependant, parce que l’homme est l’effigie de Dieu (créé à l’image de Dieu), nous n’avons pas à donner à un frère humain « ce qui en nous n’appartient qu’à Dieu ». Dieu affirme lui-même : « Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre » (1ère lect). Aucun pouvoir, politique ou religieux, aucun être humain ne peut donc s’attribuer le rôle ou la place de Dieu. Nos vies, appartiennent à Dieu qui nous a faits pour lui. En ce temps de pandémie, n’oublions pas de nous tourner également vers lui. « A Dieu, ce qui est à Dieu ».

Philibert Kiabelo

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